Anna Livebardon → Poésie → Autre → LA NUIT SANS VOUS
Madame en ce lundi matin,
Puis-je vous écrire à l’aurore,
Moi qu’on dit léger libertin,
Je vous aime et bien plus encore.
Vous m’aviez donné votre main,
Chez des amis, pour une danse
Que je croyais sans lendemain,
Je tremble d’émoi quand j’y pense.
En vous raccompagnant le soir,
De l’amour je connus la fièvre,
Vous ayant volé dans le noir
Un baiser pris votre lèvre.
Dès lors j’ai promis, j’étais fou
De me contenter de tendresse.
Dimanche enfin, souvenez-vous,
Cher cœur, vous fûtes ma maîtresse.
Le temps semble venu pour nous
De nous aimer quand le jour cesse.
J’ose vous le dire à genoux :
La nuit sans vous n’est que tristesse.