Anna Livebardon → Poésie → Autre → L'HIRONDELLE ET LE COQ GAULOIS
par
Anna Livebardon
A minuit, heure où la chouette,
Lançait son appel déchirant,
Avant de quitter sa cachette,
Pour chasser le mulot errant,
L’enfant rêvait dans sa chambrette
— La famille c’est décevant —
D’abandonner « la Girouette »,
Il voulait fuir, avec le vent.
Ornait le toit, fine dentelle,
Dans le bec tordu d’un milan,
C’est une timide hirondelle,
De fer forgé brinqueballant.
Fidèle amie de sa jeunesse,
Ballotée par le vent d’autan,
La girouette, bonne hôtesse,
Le retenait, en sanglottant.
L’enfant fit une pirouette,
Gagna son lit, au même instant,
Le Coq Gaulois, dressait sa crête,
Sur le vieux clocher, en chantant.